Lieux: Les brasseurs (Liège)- Musée Ianchelevici (La Louvière)-Centre d'art & de
culture (Soignies)- Galerie Vanna Casati (Bergamo/It.)
Lieux: Les brasseurs (Liège)- Musée Ianchelevici (La Louvière)-Centre d'art & de
culture (Soignies)- Galerie Vanna Casati (Bergamo/It.)
Prenez une forme; coupez-la en deux. Agencez ces deux parties selon votre fantaisie afin de créer une forme nouvelle, éloignée de la forme primitive.
Le principe est simple, clair, la consigne univoque. Quant au résultat, il est surprenant.
C'est selon ce principe que travaille François Huon. Sauf que d'une forme coupée en deux - le carré en l'occurrence - , il a réussi à créer un langage pictural personnel, qui se décline en compositions noir et blanc ou colorées, dans lesquelles le carré n'est plus qu'un détail tant la nouvelle forme créée est dotée d'une vie propre, d'un mouvement.
Le carré n'est que la forme et la forme est au service du principe qui consiste à couper en deux, geste contestataire par excellence. Geste créateur de nouveaux signes. Car le signe naît de la contestation.
Le signe est seul, isolé. Il est juxtaposé à d'autres signes. Il est superposé à d'autres signes.
Le signe est peint, surface lisse indistincte de son support, sinon par la couleur; il est un bas-relief; il est créateur d'espace, de vide.
Le signe est en bois, en carton, en plastique.
Le signe est surface. Il est sculptural. Il est léger, impalpable. Il envahit l'espace.
D'un principe simple, on obtient une infinitude de signes, une richesse sans fin d'exploitation de formes, de surfaces, de couleurs… C'est toujours la même chose, toujours le même principe, c'est toujours un carré et ce n'est jamais la même chose, ce n'est jamais le même signe.
Le signe est affaire de temps et d'espace.
Il existe à plat. Il est carrelage. Il est vertical, sur un mur. Le signe est dans l'espace et sa construction ouvre à plus de vastitude.
Certains veulent y voir des métaphores : les métaphores sont là mais les signes se jouent de nous aussitôt qu'on veut les lire.
On ne cherche pas une interprétation unique; on joue. Et pourtant, le signe n'est pas seulement ludique. Il est profond et sensible. Il nous parle du monde, de son organisation, de la place que nous occupons au sein de monde.
Tout est là, dans ce signe né d'une forme coupée en deux, avec une étonnante économie de moyens, dans la simplicité et le dénuement. Sans tape-à-l'œil, avec une vérité indéniable.
Libre à nous d'y accéder. D'y pénétrer. D'y voyager. Le signe nous en donne le temps.
A sa manière.
Françoise JOHNEN
Pour une poétique du langage-objet
Le carré est haïssable ; il représente l’ordre établi, l’établissement arbitraire dans le cosmos d’une humanité toute puissante ; il est fort, sûr de lui; masculin. L’art, l’économie, la société reflètent ce modèle et un artiste ne peut pas se satisfaire de l’ordre établi ; les cheminements humains ne sont jamais carrés, ils sont aléatoires, rarement droits, parfois circulaires.
Mon travail ne critique pas le carré en tant que forme, qui est une forme naturelle si on pense, par exemple, au sel qui cristallise en cube, mais consiste plutôt en une attaque contre sa sacralisation excessive au moyen d’un geste pertinent qui le déstabilise, le questionne et parfois même le féminise.
Ma démarche est sémiologique.
Ce que je désire, c’est moins définir mon vocabulaire qu’une fonctionnalité d’expression; inventer un principe simple de création de signes. Lorsque j’ai voulu découper des formes en carton, je n’échappais pas à la dualisation « forme résultante/ contreforme restante (soit le déchet). » Cette démarche abstraite me ramenait à des schémas sociaux actuels comme l’exclusion,le rejet arbitraire d’une partie pour l’autre. Cela m’était insupportable et j’ai cherché un moyen de découper des formes sans résidu de coupe. La trouvaille fut de considérer une forme géométrique simple, en l’occurrence le carré, à le couper en deux parties de telle sorte qu’après un glissement, ces parties puissent se réunir différemment pour constituer un signe le plus éloigné possible de la forme de départ. J’ai ainsi composé plus de mille signes dont une cinquantaine avaient la propriété de pouvoir s’articuler. Il en résulte un alphabet plastique personnel qui est une transformation de la matière, une déconstruction réfléchie.
Ce principe de création est ouvert et les expressions qui en sortent, font souvent oublier le carré.
Créer des signes est une chose, composer un langage fonctionnel en est une autre. Ce qu’il y a d’intéressant dans l’élaboration d’une production linguistique graphique, c’est les différentes possibilités d’agencement des signes en installations. Un langage ouvert, c’est à dire qui ne renvoie pas à une signification déterminée, reste à la surface du sens et agit comme une poétique du langage-objet.
François Huon
VOOR EEN POËTICA VAN HET TAALOBJECT
Men kan een hekel hebben aan het vierkant. Het stelt immers de gevestigde orde voor, de willekeurige vestiging van een almachtige mensheid in de kosmos. Het vierkant is sterk en zelfverzekerd. Het is mannelijk. De kunst, de economie en de gemeenschap zijn een weerspiegeling van dit model. Maar een kunstenaar kan zich met de gevestigde orde niet tevreden stellen. De menselijke wegen zijn nooit rechtlijnig. Ze zijn eerder onzeker, soms zelfs cirkelvormig.
Mijn werk wil geen kritiek leveren op het vierkant, want deze vorm is immers natuurlijk: zo kristalliseert zout zich bijvoorbeeld in kubusjes. Mijn werk lijkt eerder een aantal te zijn op de overdreven sacralisering van het vierkant. Een pertinent gebaar kan het vierkant destabiliseren, bevragen en zelfs vrouwelijk maken.
Mijn benaderingswijze is semiologisch.
In mijn werk als kunstenaar definieer ik eerder een uitdrukkingswijze dan een woordenschat. Ik bedenk liever een eenvoudig grondbeginsel om tekens te vormen. Toen ik vormen in karton wou snijden, kon ik niet ontsnappen aan de dualiteit tussen “de beoogde uitgeknipte vorm” en de “de overblijvende tegenvorm” (het afval). Deze abstracte invalshoek leidde me naar de hedendaagse sociale schema’s, zoals de uitsluiting, de willekeurige afwijzing van de ene door de andere. Ik vond het ondraaglijk en daarom ben ik dus op zoek gegaan naar een andere manier om vormen uit te knippen zonder tegenvormen te creëren. Mijn vondst bestond erin een eenvoudige geometrische vorm, in dit geval het vierkant, in twee delen uit te snijden. Op die manier konden de twee stukken verschoven en terug in elkaar gezet worden, opdat ze een teken zouden vormen dat geheel anders was dan de initiële uitgeknipte figuur. Ik heb meer dan duizend tekens samengesteld, waarvan er een vijftigtal samen kunnen functioneren. Zo heb ik en persoonlijk alfabet ontworpen dat een verandering van de materie impliceert, een weldoordachte deconstructie.
Dit creatiebeginsel is open en laat toe om vormen te scheppen die het vierkant vaak doen vergeten. Tekens creëren is één iets, maar een ware taal ontwerpen is heel wat anders! Het boeiendste in de uitwerking van een grafische taal, zijn de verschillende mogelijkheden om de tekens te rangschikken als installaties. Een open taal, anders gezegd een tal zonder vooraf bepaalde betekenis, blijft slechts op de oppervlakte in wat de betekenis aangaat en functioneert als een poëtica van het taalobject.
François Huon
2006 Liège, Les Brasseurs ~ 2007 Watermael-Boitsfort, La Vénerie: Informer #3 (livres d'artistes) ~ 2007 Mons, Koma: La Tour ~ La Louvière, Musée Ianchelevici: Montagnes (le châlet de haute nuit) ~ Verviers, Musée des Beaux-Arts, Le cube au carré ~ 2008 Liège, Les Brasseurs: Page Blanche ~ 2008 Drogenbos, Musée Felix De Boek, Le cube au carré ~ 2008 Tournai, Cimetière du sud, ni fleurs ni couronnes ~ 2008 Forest, Studio DVO, artistes du monde ~ 2008 Huy, centre culturel: la tour ~2009 La Louvière, Musée Ianchelevici, Le Cube au carré ~2009 Huy, galerie Juvénal: prix Bolly-Charlier~ 2009 Glabais, Ferme St Pierre ~ 2009 Jehay, parc du château, art-nature~ 2009 Marche-en-Famenne, centre culturel: Le Cube au Carré~ 2010 Gembloux, espace Senghor: Cube & Square~2010 Harelbeke, Cultureel centrum Het Spoor: Klein sculptuur & object~ 2010 Saint-Gilles: Maison du peuple/Maison des cultures: Cube & Square ~2010 Ferrare (It) Galerie Carbone ~ 2010 Huy: Dédale-art urbain & patrimoine ~2010 Bruxelles, Art Contemporary Gallery Croissant, Urfels Kronenwerth, Obata, Dubos ~ 2011 Thuin, Fluide (art urbain) ~ 2011 Profondville, Golf de Namur (art-nature)~2012 Draguignan (Fr), l'été des cabanons, art-nature
2006 Noville-Sur-Mehaigne, Fondation Cluysenaar ~ 2006 Bruxelles, Studio DVO ~ 2007 Bergamo (It), Galerie Vanna Casati ~ 2007 Verviers, Arte Coppo ~ 2008 Tourinnes-la-Grosse~ 2009 Linkebeek, Galerie P&M Martens ~2010 Bruxelles, MuchAboutArt Gallery, Huon & Lambillotte~2012 St Leonard-on-See, Hastings (UK), NO ENTRY-ONE WAY
De nombreux oiseaux marins nichent de manière pérenne dans l'île Huon (Atoll situé au nord ouest de la Nouvelle Calédonie), mais surtout trois espèces de fous: le fou masqué(Sula dactylatra), le fou brun(Sula leucogaster) et le fou à pieds rouges(Sula sula)...Sic!